En 2025, un négociant de cacao basé dans la région du Centre nous a contactés pour structurer son premier circuit d’export régulier vers l’Europe. Voici comment nous avons construit la solution, et les enseignements à en tirer.
Le contexte
- Volume : 2 conteneurs 20’ / mois de fèves de cacao en sacs de jute.
- Destination : port d’Anvers (Belgique), puis acheminement vers un torréfacteur partenaire.
- Contraintes : certification phytosanitaire, traçabilité origine, fenêtre de récolte serrée.
Le défi
Le client n’avait jamais exporté en direct — il vendait jusque-là à un intermédiaire local. Ses points de vigilance : la traçabilité origine (exigence de l’UE depuis le règlement déforestation 2024), la qualité du séchage, et la gestion des certificats phytosanitaires délivrés par l’ONCC.
Notre approche
- Audit du circuit existant : sacs, séchage, lieux de stockage, documentation amont.
- Mise en place d’un protocole de traçabilité : géolocalisation des parcelles, registre des achats, lots numérotés.
- Coordination ONCC pour les certificats phytosanitaires et de conformité.
- Groupage des deux conteneurs en un seul départ mensuel, avec dédouanement en transit.
- Suivi de la traversée et libération à Anvers via notre partenaire local.
Les résultats
- Délai global : 28 jours entre départ Centre Cameroun et arrivée torréfacteur — au lieu de 45 avec l’ancien circuit.
- Coût unitaire : -18 % grâce au groupage et à la suppression de l’intermédiaire.
- Conformité : 100 % des lots passent les contrôles à l’arrivée, aucun rejet.
Ce qu’on en retient
Pour les filières d’export sensibles (cacao, café, banane), la traçabilité documentée est désormais aussi stratégique que la qualité du produit. Sans elle, l’accès aux marchés UE devient incertain.
Vous exportez ou souhaitez vous lancer ? Discutons-en.
